Deux jours à Tanger (3/6) – La médina

La place du 9 avril 1947, sur laquelle continue le tumulte du Grand Socco, est dominée par la mosqué Sidi Bouabid et son minaret de faïence aux multiples couleurs. La Cinémathèque, neuve et impressionnante, contraste avec le théâtre Cervantes, en ruine, croisé plus tard (en rentrant à l’hôtel).

Un dernier petit coup d’œil à cette place si animée, avec sa grande fontaine et ses palmiers, et nous nous orientons vers les jardins de la Mendoubia.

L’espace vert est un endroit idéal pour une balade digestive parmi des arbres plusieurs fois centenaires. Nous progressons donc parmi des figuiers, un vieux dragonnier mais aussi une collection de canons de bronze : ces jardins juxtaposaient autrefois le palais d’un représentant du sultan, devenu tribunal aujourd’hui.
Retour en arrière et nous entrons dans la médina, la vieille ville aux murs défraîchis et colorés.

Certaines bâtisses ont d’étonnantes architecture, et le plâtre se mêle alors au fer forgé, les fenêtres surplombent de jolis balcons d’où les gens observent la vie qui pullule dans les rues étroites.

Le Petit Socco se présente à nous, l’odeur du thé à la menthe nous revient des terrasses où l’on joue au backgammon au rythme hypnotisant d’instruments à vent et à corde que manient avec brio un groupe de musiciens à l’ombre d’un petit hôtel traditionnel. La vue sur le vieux port est magnifique, et de l’autre côté, on peut apercevoir les impressionnants remparts de la Kasbah.

Ce sera notre prochaine destination !