Secrets des soins du corps marocains

Réputés, les “thalassos” marocaines proposent un bienfaisant périple qui commence par la cuisson à la vapeur des hammams, suivi d’un nettoyage au jet d’eau, un gommage très spécial et un massage final et mérité.

Si les deux premières étapes se passent de commentaires, au vu de leur popularité, le gommage “à la marocaine” mérite plus amples explications. Le savon noir utilisé est le résultat d’un mélange de produits tout-à-fait naturels, et avantageusement non irritants, à savoir de la potasse (poudre d’un minéral salé), de l’huile d’olive et des olives noires qu’on a concassées.

Très peu moussant, et donc assez “accrochant”, il permet d’éliminer aisément les imperfections lorsqu’il est rincé, et d’obtenir une peau agréablement douce. Une fois étalé (et avoir passé outre l’aspect caramélisé/visqueux et l’odeur peu parfumée) sur tout le corps, on s’en débarasse au jet d’eau avant de passer à la “caresse” des gants de kessa.

Autrefois en poil de chèvre, aujourd’hui dans une matière synthétique exfoliante, cet accessoire rugueux est très utilisé dans tout le Moyen-Orient. Il permet de “râtisser” la peau après en avoir ouvert les pores grâce au savon noir. Ce qui explique l’effet final, un épiderme d’une propreté éclatante et d’une douceur sans égale.